L’ EREUTOPHOBIE. EFFETS A LONG TERME. AIDE DE L’INTERNET POUR S’Y ADAPTER 

Par Henri CHARCOSSET, né en 1936

Bénévole autonome de recherche sociale appliquée, à voir depuis CLIC

Contacts par mails à : charcosset.henri@orange.fr

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Introduction

Ce terme d’éreutophobie, avec sa teneur, est très récent pour moi. Je ne pouvais pas savoir que j’aurai passé l’essentiel de ma vie, en ayant été atteint, dès ma naissance, peut-être même avant !

Des données sur l’internet, je retiens que chez moi, trois facteurs se combinent : 1/ biologique « activation excessive du système nerveux sympathique, responsable de la vasodilatation faciale », qui s’est estompé à l’âge adulte confirmé. 2/ psychosocial, effet du milieu modestement rural, originel.3/ psychologique, hyper timidité, manque de confiance en soi. Ces effets 2/et 3, à la différence de 1/vont pouvoir se manifester jusqu’en fin de vie.

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Mon message d’octobre 2022 sur Doctissimo forum, avec le pseudo henri6969, à l’adresse :

https://forum.doctissimo.fr/ps [...] m#t1300826

((il fait partie de la discussion « Je souffre à force de rougir » initiée en octobre 2018, à l’adresse        CLIC ))                                                     

Salut,
Ce message a été revisité en Février 2026

Je rougissais énormément dès ma petite enfance au point que ma mère disait couramment que je devais être de race rouge.

A l’école primaire déjà, puis au collège pendant 6 ans, j’en souffrais énormément, à la Fac peut-être un peu moins mais encore bien.

Je n'ai jamais suivi de traitement spécialisé, ce n’était pas encore d’actualité.

Cette tendance au rougissement s'est estompée progressivement, à l’âge adulte confirmé.

 Et maintenant, je serais bien en peine de pouvoir rougir !

 

En 2022, j’ai oublié de parler de l’effet de l’éreutophytose sur la construction de ma vie amoureuse de jeune adulte

Mon excès de timidité était très réel. Mais on était encore à l’époque où, en tout cas en milieu populaire, une jeune fille

arrivait vierge au mariage. Les garçons avaient en général eu quelques rapports, n’en faisant pas pour autant des experts

pour une vie de couple en tout point épanouie !

 

 L’essentiel pour un jeune homme se mariant, était plutôt d’être capable de devenir père, de préférence pour un nombre de descendants convenu avec son épouse. Plus facile à dire qu’à faire, vu le manque en méthodes contraceptives qualifiées.

Je suis deux fois père, et   grand-père.

Mon autobiographie actualisée à Décembre 2025 est à CLIC

 
Approche des effets psychologiques et psychosociaux à long terme de l’éreutophytose

Essayer de décortiquer ce qui revient à l’éurotophobie dans nos comportements après des décennies de vie, n’est pas simple mais peut bénéficier d’un mini tableau récapitulatif des événements qui nous ont, le plus, affectés. Cela est forcément très individualisé et constitue un élément clé de notre unicité !  

1/ Dès ma naissance, mes parents pensaient surement entre eux à me voir devenir agriculteur comme eux. Ils n’ont cependant pas fait obstacle à l’institutrice de l’école du village, voulant postuler pour moi, à mes11ans, à une bourse pour me faire entrer au collège. J’y ai eu, comme interne, des résultats sinon brillants du moins corrects, obtenant la première partie du bac à 17 ans, avec la mention AB. 

2/ Pendant toutes les vacances scolaires, j’aidais mes parents à la ferme. Mais en Septembre 1953, à la veille de retourner au collège, en vue de préparer la 2ème partie du bac, j’étais rendu paralysé presque complet, par le virus de la polio (pour mémoire, la vaccination anti polio a été découverte en 1955 et rendue obligatoire en France à partir de 1961). Je passais deux mois à l’hôpital, sans en garder de souvenir particulier.

3/ En novembre 1953, j’entrais pour deux années pleines à l’hôpital Raymond Point Carré de Garches pour rééducation fonctionnelle déjà, et poursuite de la scolarité en complément.

 On était hébergé en dortoir à 22 lits, occupés par des polios d’âge 16 à 55 ans, issus de tout milieu social. Situation propice à commencer à me rendre un peu moins complexé par mes origines rurales associées à mon éreutophytose.

4/ Autant le dire tout net, les personnels, soignants et enseignants regroupés, n’avaient strictement rien à faire d’un rougissement inopiné ou/et d’un autre comportement un peu bizarre de tel ou tel patient. Je me suis vu reprocher de ne pas assez m’accrocher, pour la récupération fonctionnelle en particulier. Manque total de confiance, en moi, compensé autant qu’il se pouvait, par l’investissement des personnels ! Eux au moins croyaient en moi, en ma capacité à rejoindre la masse estudiantine, même avec un handicap fonctionnel significatif !

5/Je passais là-bas, la deuxième partie du bac, et l’on me poussait vigoureusement à entreprendre des études supérieures en sciences, à Lyon.

6/ J’y ai réussi jusqu’à devenir ingénieur chimiste et à entrer comme chercheur au CNRS. J’y ai obtenu le titre de docteur-ès-sciences physiques et y ai fait carrière. Les effets à long terme de l’éreutophytose ont -ils influencé le bon déroulement de mon activité ? Sans doute   un peu ; nous allons en traiter positivement, dans la partie qui suit, de ce texte. 

 

Le rôle potentiel de l’Internet pour adapter sa vie d’adulte aux effets à long terme de l’éreutophobie

 

Comme chez beaucoup d’autres, il me reste une gêne sérieuse à traiter de sujets un tant soit peu délicats, en direct avec l’interlocuteur, trice  concerné, e. On craint exagérément d avoir dépassé sa pensée, et va le regretter amèrement par la suite.

Pourtant, le simple usage des mails avec fichiers joints, peut suffire à contourner cette difficulté. Commencer par enregistrer dans Brouillons, autant de fois que l’on veut, son projet de mail un peu délicat. On finit par l’envoyer. Quand plus tard, on va échanger en direct avec l’interlocuteur ,trice, on va être bien plus assuré,e de ce que l’on peut, veut dire, et ne pas dire. Cela peut concerner tout domaine de la vie, familiale et autrement relationnelle.

Une étape pour avancer est de s’entrainer à préparer, publier des articles sur un ou des sites amis. Il n’est pas besoin d’être titulaire d’un tas de diplômes pour pouvoir être modestement intéressant. Acquérir une mentalité de chercheur est à la portée de tout un chacun qui veuille bien se considérer comme un maillon dans la chaine des générations qui font corps avec lui. On apprend beaucoup sur soi déjà en se remémorant un peu ses ancêtres, et pour influer sur le comportement des générations qui vont nous suivre.

L’étape suivante tient à la soif de vouloir exister comme personne à part entière, en créant et faisant vivre sa page Internet personnelle sur le Net, dite Page perso.. Je m’implique dans cette direction depuis 25 ans, dans l’optique de mini contribuer pour une société qui à terme puisse être par tous, avec tous, pour tous. Activité regroupée à CLIC.

 . Avec une composante.de recherche sociale appliquée, praticable par quiconque y voit une motivation d’exister en complément à seulement vivre. Exemple : Créer du lien social a partir des articles de la presse que l’on reçoit, CLIC

 

Conclusion

Après avoir été atteint d’éreutophobie dès la petite enfance, je n’en ai pas moins eu une vie au total bien remplie. J’espère que chacune et chacun, directement concerné,e saura voir dans mon témoignage un message d’espoir pour son évolution en propre.

Aux traitements modernes que je n’aurai pas connus, je conseille de rajouter la mise à profit de l’Internet, avec l’initiation et le faire vivre d’un site Internet personnel. Moyen de dépasser son hyper émotivité, et le manque de confiance en soi.   

Henri Charcosset, à Villeurbanne ce 02.03.2026